Les aventures absolument tranquilles de Mozzarella (quoiqu'un type a dit : "tout est relatif") entrecoupées d'interludes qui ne sont pas sans contenir une inutilité obscure au profit d'un éphémère et léger divertissement.

lundi 27 juillet 2009

Nouvel interlude

La patiente entra dans le cabinet du docteur.
Il la fit asseoir, la questionna sur ses maux.
Elle répondait par quelques phrases peu claires.
Le docteur décida de l'examiner. Il se réjouissait à l'avance de l'acte médical, car la patiente était très belle.
Il ne découvrit rien d'anormal. La patiente souffrait de troubles psychosomatiques. Il se dit qu'il ne pouvait rien faire pour elle, et l'envoya consulter un confrère.
Le confrère, après examen de la patiente, téléphona au docteur et lui demanda pourquoi il lui avait envoyé un cas pareil. Le docteur dit qu'il ne savait pas. Le confrère dit que ce n'était pas grave, car la patiente était très belle, et il envoya cette dernière chez un autre confrère.
La scène se reproduisit, identique à elle-même. Le second confrère téléphona au premier, lui demanda pourquoi il lui avait envoyé la patiente ; le premier confrère dit qu'il ne savait pas. Le second confrère dit que ce n'était pas grave, car la patiente était superbe, et il l'envoya chez un autre confrère.
La logique du déroulement, s'il en existe une, se répéta encore et encore, jusqu'à ce que la patiente soit de nouveau envoyée chez le premier docteur.
Lorsqu'elle entra dans son cabinet, elle dit : "Je ne sais pas pourquoi je suis venue chez vous, vous ne pourrez rien faire de plus pour moi que la précédente fois." Le docteur eut alors un large sourire, et dit: "Vous êtes sur la voie de la guérison. Votre mal réside en ce qu'on nomme le manque affectif. Vous avez été présentée à tous mes confrères, mais aucun ne vous a plu. Vous êtes revenue me voir, tout en sachant que je serais impuissant face à votre mal ; vous êtes donc ici pour d'autres raisons ; je devais un peu vous plaire. Marions-nous, et vous serez guérie." La patiente rougit, et dit oui. Les confrères assistèrent à la noce, et chacun se jura de ne plus se faire avoir.


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