Les aventures absolument tranquilles de Mozzarella (quoiqu'un type a dit : "tout est relatif") entrecoupées d'interludes qui ne sont pas sans contenir une inutilité obscure au profit d'un éphémère et léger divertissement.

jeudi 12 février 2009

Et pendant ce temps-là, au ranch...

Il fallait bien que la nature prenne le pas sur le reste. En ce jeudi 12 février 2009, le climat se rapprochait étrangement de la période des glaces. Mozzarella aurait aimé que tout cela soit une fiction, que la congélation instantanée n’existe que dans les dessins animés, où un certain mammifère imbécile court désespérément après une noisette qu’il ne pourra jamais manger. Malheureusement, le thermomètre indiquait un chiffre qui se situait dans les « moins quelque chose ».
Et pendant ce temps-là, au ranch, Don Superhéro jouait du banjo en fumant un cigarillo. Le soleil cognait, le train sifflait, et Pepe faisait un somme. Don Superhéro avait été doté de superpouvoirs par un pauvre cow-boy solitaire, désireux, à sa retraite, d’avoir quelqu’un de confiance pour prendre la suite de ses exploits. Il n’avait cependant pas pu les faire fonctionner, ayant perdu le manuel d’utilisation dès son acquisition. Et comme les journées étaient très fatigantes, à cause de la chaleur, il avait vite fini par abandonner toute idée de pratique.
Mozzarella avait entendu parler de Don Superhéro par un explorateur lors d’un récent voyage dans un pays très très lointain (peut-être en terre de côte d’Azur ou quelque chose de ce genre, le savant faisait des fouilles près des baraques à frites et préparait un article sur la pollution). Un certain Gaston de la Narcolepsie. Entre deux sommes, il avait confié à Mozzarella des informations précieuses au sujet de Don Superhéro, qui selon lui, était sur la mauvaise pente et avait besoin d’une bonne prise en main pour assurer ses superpouvoirs. Gaston avait bien essayé de secouer Don Superhéro, lorsqu’il l’avait rencontré. Malheureusement, il avait piqué du nez en pleine leçon moralisatrice, et à son réveil, Don Superhéro avait levé le camp pour se prendre des vacances à cheval. Gaston de la Narcolepsie avait vraiment eu l’air désespéré : « Il faut quelqu’un de plus énergique que moi, Mozza. Je n’arrive déjà pas à écrire mon article sur le scandale des baraques à frites, le sommeil venant de façon trop régulière, alors comment voulez-vous que je puisse aider un type qui a besoin d’un lavage de cerveau intensif pendant un après-midi entier ? Je peux juste vous donner ses coordonnées, si vous voulez ; vous irez lui sonner les cloches mieux que moi. Et puis, il pourra peut-être faire quelque chose contre ces enfoirés de taxidermistes. Vous empailleriez des goélands, vous ? Baraques à frites et taxidermistes, même combat ! » Mozzarella s’était dit qu’elle rencontrait décidément des gens très curieux. Elle avait sorti de sa poche un crayon et un carnet pour noter l’adresse de Don Superhéro, mais Gaston de la Narcolepsie s’était déjà mis à ronfler dans son transat.
Mozzarella buvait son café froid dans la cuisine, et repensait à Gaston. « Chic type, quand même. Il a raison, il faut que je retrouve Don Superhéro » Et c’est ainsi qu’elle décida de partir à l’aventure.



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