Les aventures absolument tranquilles de Mozzarella (quoiqu'un type a dit : "tout est relatif") entrecoupées d'interludes qui ne sont pas sans contenir une inutilité obscure au profit d'un éphémère et léger divertissement.

mardi 6 janvier 2009

Homéopathie ou Foldingofolie?

Ca y est . Voici venu le « seulement cinquième jour » d’expérience du blog et déjà se dessine l’angoisse de la page blanche. Bien sûr, ce n’est pas comme si Mozzarella avait une vie creuse. Elle court à la fac pour voir ses partiels annulés ou reportés, se désengage du moindre rassemblement universitaire à l'instar des agoraphobes, chante à tue-tête avec une sinusite, et s’acharne à passer des coups de téléphone aux mutuelles qui ne se pressent ab-so-lu-ment jamais pour les remboursements, autant attendus que le père Noël – en moins folklorique. La crise n’aidant toujours pas bien sûr.
Au fond, tout pourrait être apparence, ou mirage. Mais comme le dit si bien Woody Allen : « Si tout n'était qu'illusion, alors j’aurais payé trop cher ma moquette ». La théorie des mondes parallèles commence à travailler la tête de Mozzarella. Ce n’est pas comme si elle avait été lobotomisée, à deux heures du matin, par une émission sur le paranormal, présenté avec la plus grande rationalité scientifique. Mozzarella se demanda comment la chaîne de télévision avait pu à ce point être soudoyée par une équipe de fous furieux. Quoique. Tant qu’on sait pas, on dit pas. Et si E.T. se trouvait toujours à table parmi nous, entre la salade et le fromage, sans que nous ne nous en rendions compte, pour la simple et bonne raison qu’il est dans son monde à lui, sa propre MAISON, truffée de téléphones ? – et encore, la livebox y est sans doute installée depuis longtemps. N’allons pas nous imaginer que nous avons une longueur d’avance sur l’univers. Il y a de fortes chances pour que le mail soit à nos collègues de là-bas ce que le Poney Express est à nous.
Si tout n’était qu’illusion, donc. Dans tous les cas, ce postulat n’apporte pas de très heureuses conclusions. Mozzarella s’est toujours vue vivre dans la demi-mesure : « Je me fais un café mais je ne le bois pas jusqu’au bout », « Mon œuf à la coque est encore un peu cru », « Je porte une jolie robe mais je mets des baskets », « Je débarrasse la table mais je ne la nettoie pas », etc, etc. Alors qu’au fond, si aucune de ces choses n’avait vraiment de valeur, y aurait-il eu un crime à les réaliser jusqu’au bout – ou même, à ne pas les réaliser du tout? Si l’ulcère, si le temps, si la coquetterie, si la maniaquerie n’étaient qu’illusion ? Et si le rien n’était qu’illusion ? Et si vraiment, TOUT n’était qu’illusion ? Et d’abord, qui est TOUT ? Un ami de la famille ? Un cousin éloigné ? Un bouddhiste ? Un conférencier de presse ? Un alcoolique anonyme ? Et si tout chez TOUT n’était qu’une grosse prise de tête ?



Aucun commentaire: